Villes en automatisme

Musée d’art contemporain, La Jolia (USA)
26.09.2009 - 31.01.2010






















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Traduction du communiqué de presse


AUTOMATIC CITIES : L'imaginaire architectural dans l'art contemporain

Automatic Cities explore les effets psychologiques, sociaux, politiques et métaphoriques de l'architecture sur les arts visuels. Le titre de l'exposition, "L'architecture imaginaire", s'adresse à l'architecture au sens large, rassemblant des images de lieux et de villes à la fois bâties et non bâties, émergeant de l'expérience collective et de l'imaginaire.


Automatic Cities montre de travaux architecturaux fictionnels au niveau international à travers les oeuvres de treize artistes (et un collectif d'artistes) venus de onze pays, considérés de premier plan ou émergents. Le commissariat de l'exposition est assuré par le curator Robin Clark, du MCASD.


Plusieurs thèmes sont abordés dans Automatic Cities, comme les relations entre l'architecture et le langage, la mémoire ou la surveillance. L'architecture en tant que modèle conceptuel est un autre thème exploité par plusieurs artistes participant à l'exposition. Les dessins de Paul Noble d'une ville imaginaire construite à partir d'une police typographique, l'installation de Mathew Buckingham inspirée par la mansarde où Samuel Johnson a écrit le premier dictionnaire de langue anglaise, et l'animation 3D de Ann Lislegaard tirée du roman de JG Ballard, Le monde de cristal, nouent chacune des relations entre l'architecture et le langage.


La mémoire projetée sur l'environnement urbain constitue le sujet des vidéos de Hiraki Sawa et de Saskia Olde Wolbers, alors que les sculptures et dessins de Rachel Whiteread matérialisent l'idée de l'architecture comme un lieu de mémoire somatique.


Un troisième thème, l'architecture comme modèle, émerge dans les installations de Los Carpinteros, Catharina van Eetvelde, Mathew Ritchie, Katrn Sigurdardóttir et Michaël Borremans. Les créations de Los Carpinteros évoquent à la fois avec humour et de façon poignante les rêves utopiques abandonnés à Cuba, pendant que les installations de Sigurdardóttir utilisent des modèles pour évoquer la côte et le folklore de son pays natal, l'Islande. Les peintures et dessins de Borremans évoquent le potentiel inquiétant de certains projets architecturaux, intégré également dans la tour de transmission radio effondrée de Ritchie, dans une ville inondée en trois dimensions. Les dessins animés de Catharina van Eetvelde, éléments architecturaux se transformant en végétaux, en circuits informatique ou en formes animales, se combinent pour créer une ville "au métabolisme d'un oiseau-mouche."


Le dernier volet de l'exposition aborde la question de la surveillance. Les couches de peinture de Julie Mehretu fournissent des images chaotiques et polémiques sur l'environnement militarisé de la ville. L'installation de Sarah Oppenheimer, conçue comme un "film basé sur l'architecture", se compose de portails encadrant le regard, qui en tournant s'animent grâce au mouvement des visiteurs, créant une surveillance mutuelle entre la personne observée et la personne observant. Les collages et les posters de Jakob Kolding critiquent les insuffisances de la rénovation urbaine tout en embrassant les collisions culturelles rendues possibles par la densité des villes.















Expositions à venir et en cours

Archives 2009

Villes en automatisme, Musée d’art contemporain, La Jolia

Exposition du 26 septembre 2009 au 31 janvier 2010. Museum of Contemporary Art San Diego, La Jolla, 700 Prospect Street, La Jolia - CA 92037 (USA). Tel.: (858) 454 35 41. Ouverture du jeudi au mardi de 11h à 19h. Fermeture le mercredi.


















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