Iles, prison ou liberté ?

Kunsthallen Brandts, Odense (Danemark)
18.09.2009 - 10.01.2010
























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Traduction du communiqué de presse


Le rêve - ou la peur - d'être bloqué d'une île déserte peut en ce moment être expérimenté à la Kunsthalle Brandts. L'exposition I-LANDS explore le concept de l'île à partir de six points de vue différents oscillant entre les extrêmes de l'emprisonnement et de la liberté.


Les îles désertes ont fasciné de nombreux artistes, écrivains et cinéastes. De nombreuses oeuvres ont pour origine le roman écrit au 18ème siècle par Daniel Defoe, Robinson Crusoe, qui développe les conséquences de l'isolement spirituel et social. Une seule chose est pire que se retrouver seul sur une île, c'est d'être échoué avec d'autres comme le montre le roman de William Golding, The Lord of the Flies.


A l'inverse, l'île conçue comme un paradis retrouvé a également servi de source d'inspiration. Alors que les peintures réalisées par Paul Gauguin à Tahiti peuvent nous faire rêver de nous retrouver à l'abri des dégagements de CO2 en vivant sur une plage de sable blanc à l'ombre des palmiers, une version sinistre de cette île est décrite par le peintre Arnold Bocklin, L'île de la mort. Les îles n'ont pas perdu leur attrait. Certains réality-shows de la télévision parmi les plus regardés se passent dans leur cadre magnifique avec pour thème la survie. Si le but du jeu dans "Robinson" est pour les candidats de devenir un habitant au comportement égoïste et de former des alliances, dans "Paradise Hotel", l'idée d'une île harmonieuse et paradisiaque a donné lieu à l'exhibitionnisme, à l'ivresse et aux excès sexuels. A partir de l'assertion de John Donne, selon laquelle "aucun homme n'est une île", nous avons évolué jusqu'à devenir auto-suffisants - si possible avec un public admiratif.

















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Archives 2009

Iles, prison ou liberté ? Kunsthallen Brandts, Odense

Exposition du 18 septembre 2009 au 10 janvier 2010. Kunsthallen Brandts, Brandts Torv 1 - 5000 Odense C (Danemark). Tél.: +45 (0)65 20 70 00. Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 17h, le jeudi de 12h à 21h.




















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Antti Laitinen, It's Mys island, 2007. Courtesy the artist and Netti Horn Gallery, Londres

Antti Laitinen, It's Mys island, 2007. Courtesy the artist and Netti Horn Gallery, Londres


Les artistes de l'exposition :

La Kunsthallen Brandts a invité six artistes contemporains utilisant l'île comme symbole de notre attitude morale et éthique actuellement et dans le passé.


L'Ecossais Ross Sinclair nous mène à une limite extrême avec son installation Voyage au bout du monde. Deux films réalisés par cet artiste montrent l'île de St Kilda dans les Hébrydes, où pendant des siècles des descendants des Vikings norvégiens ont vécu dans une poche du temps. Dans les années 1850, la communauté a été découverte par le reste du monde et détruite en l'espace de deux générations.

L'artiste finlandais Antti Laitinen montre dans C'est mon île, un travail photographique et vidéo, ses efforts laborieux pour réaliser son rêve d'une île lui appartenant. Des centaines de sacs de sable avec un arbre constituent son petit royaume dont il est finalement le témoin de l'anéantissement par la mer.

Un île comme lieu idéal pour garder des criminels est représentée dans une oeuvre du Canadien Bill Burns. Il a construit une tour de guet pour détecter la fuite éventuelle de prisonniers. Les visiteurs peuvent s'ils le souhaitent obtenir de séjourner dans une cellule de la prison et d'y écouter une musique insupportable.

L'installation Changements de l'Américaine Amy Cutler, composée de pas moins de 120 figures féminines, ressemble à un gigantesque conseil de l'île, excepté le fait que ces personnages semblent mystérieusement baser leur engagement selon une version compliquée de Cat's Cradle.

Les trois îles du Danois Andreas Schulenburg ne sont pas seulement désertes, elles sont aussi douces, et peut-être est-ce l'utilisation de feutre qui les rend pleines d'humour.


La vie sur une île déserte n'a rien d'idyllique. La vision des îles comme des lieux où les autochtones vivent en harmonie avec la nature, ou se livrent au cannibalisme, est explorée par l'Australien Tim Silver dans sa série photographique Le projet Tuvaluan.